Le conseil municipal de la rentrée s’est déroulé ce 21 septembre 2026. Plusieurs points importants étaient à l’ordre du jour.
Un nouveau règlement intérieur qui limite la transparence des débats
Les élus devaient se prononcer sur l’adoption du nouveau règlement intérieur proposé par le maire. Ce règlement intérieur apporte des nouveautés qui restreignent les droits d’expression des élus de la minorité. Il instaure notamment le fait de voter des délibérations « par paquet ».
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Sous l’ancienne mandature, lors d’un conseil municipal, toutes les délibérations aussi mineures soient-elles étaient présentées et votées l’une après l’autre. Après chaque présentation, le maire prenait le soin de demander si des élus souhaitaient intervenir ou poser des questions.
Désormais, avec le nouveau règlement intérieur, les élus de la minorité devront communiquer à l’avance la liste des délibérations sur lesquelles ils souhaitent s’exprimer. Celles pour lesquelles l’opposition n’aura pas indiqué de prise de parole souhaitée seront votées en bloc, sans présentation.
Nous considérons que cette méthode de fonctionnement nuit à la transparence des débats. Les Cugnalais qui assistent au conseil, que ce soit dans la salle ou via YouTube, n’auront désormais plus d’explications sur de nombreuses délibérations. Le groupe Avec vous pour Cugnaux a donc voté contre ce règlement intérieur.
Un manque de concertation et un climat social dégradé
Côté démocratie, le maire a fait le choix de supprimer le Conseil démocratique et de le remplacer par un simple budget participatif et une plateforme de recensement des idées des Cugnalais. Ses contours nous semblent encore très flous. Un poste d’adulte-relais a également été créé pour le quartier du Vivier… sans qu’aucune concertation n’ait été effectuée auprès des habitants ou des associations qui travaillent sur place.
Albert Sanchez a également alerté les membres du conseil municipal sur le climat social qui s’est installé depuis plusieurs mois à la mairie, avec plusieurs licenciements et mises au placard, et des rapports dégradés entre les responsables de service et le maire.

